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Magyar költök versei magyar& francia nyelven. Linda& Tebinfea

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Petőfi Sándor Emlékpad. "Mit rákentek a századok lemossuk a gyalázatot!"

Petofi Sandor EMLEKPAD az 1848-as szabadsagharc költöje

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mardi 5 juillet 2011

ODE DE FEVRIER.


ODE DE FEVRIER.( FEBRUÁRI ÓDA )


Ah, dans quelle fosse, dans quelle obscurité, ce février

Me fera-t-il tomber? Elle s'éteint

La lueur de mes astres. Bien terrible est le mal

Qui me terrasse.



Mon destin, embusqué dans un brouillard douteux,

Le voici maintenant près de moi. C'est ce loup

Déambulant, les dents dehors, là, dans ma chambre tiède,

Sur le tapis.



J'ai peur, je voudrais fuir. Où donc aller,

Où donc courir? C'est inutile et je m'affole et frappe

Et je me cogne à la porte de fer.

Elle est fermée.



Toi seule, ma bien-aimée, tu es là, comme une ombre,

Dans un lointain, effacée, pâle et raide,

Et veuve tu deviens de ce mari défunt qui t'abandonne

Traîtreusement.



Tu n'as pas encore de paroles creuses dans la bouche,

Tu ne me passes pas en cachette de la consolation,

Tu es là comme la sobre et merveilleuse réalité,

Grande et fidèle comme la mort.



J'en viens à oublier les palmiers de cette maison pour malades,

J'en oublie le sombre midi de cet hiver,

Et des profondeurs je pousse un cri vers les hauteurs

Dans la lumière.



C'était bon : parcourir avec toi les contrées amères

Dans la boue de cette planète, les champs mauvais,

Douce mère de mon bonheur,

Ma compagne dans le malheur.



Je ne me suis jamais aimé.

Toi, tu m'aimais et ta bonté, ta très simple bonté

Fut si rapide et si brûlante

Que tu m'as rejoint.



Lorsque le vent soufflait je n'avais pas l'idée

Que j'allais prendre froid

Mais déjà, devançant mon égoïsme, tu disais :

"Ne prends pas froid".


Et c'est ainsi, vois-tu, que je fais ton éloge objectif et précis,

Je le fais en bonne et due forme, tu y as droit,

Puisque tu fus toujours sans façons, aussi simple

Que le soleil dans son rayonnement.


Au milieu des scalpels et le destin sur mes épaules,

Je te chante, enfermé dans mon infirmité,

Moi sans bouche, avec ces plaies qu'il y a dans ma bouche,

Toi, la grandeur humaine.

Dezso Kosztolányi. 1935

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