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Magyar költök versei magyar& francia nyelven. Linda& Tebinfea

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Petőfi Sándor Emlékpad. "Mit rákentek a századok lemossuk a gyalázatot!"

Petofi Sandor EMLEKPAD az 1848-as szabadsagharc költöje

Radnoti_Miklos_Emlekpad

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mardi 27 septembre 2011

La huitième églogue.

La huitième églogue


Le poète :

Salut à toi, beau vieillard, avec quelle rapidité tu grimpes ce chemin de montagne rocailleux, des ailes te portent-elles, ou es-tu pourchassé par une armée ?
Des ailes te portent, la colère te porte, des éclairs brûlent dans tes yeux -
Salut à toi, grand voyageur ancien, je comprends que tu devais être l'un des anciens prophètes de la colère - mais, dis-moi, lequel ?
Le prophète :

Lequel ? Je suis Nahum, de la cité d’Elkosh,celui qui maudit
l’obscène ville assyrienne de Ninive, et entonnait le mot sacré
mot de la vengeance. J'étais un vaisseau débordant de rage !


Le poète :

Je connais ta rage ancienne car tes écrits ont survécu.


Le prophète :

Cela a survécu. Mais aujourd'hui, le mal se multiplie plus rapidement,
et les voies du Seigneur sont encore inconnues même à ce jour, car clairement le Seigneur a dit que les rivières majestueuses se tariraient,
le Carmel s’affaiblirait, la fleur de Basan et le Liban se flétriraient,
et les montagnes trembleraient et, enfin, le feu consumera tout.
Tout cela est arrivé.


Le poète :

Les nations se précipitent l’une contre l’autre pour s’entre-tuer ;
comme autrefois Ninive, aujourd'hui l'âme de l'humanité est avilie.
Est-ce que les déclarations et les atroces nuages verts et affamés de sauterelles ont servi à quelque chose ? ? l'homme doit sans doute être la dernière des créatures !
un peu partout de tout petits bébés écrasés à mort contre des murs de briques, les tours de l'église transformées en torches enflammées, les maisons en fours, leurs habitants en fusion. Les usines partent en fumée.
Hurlant, les rues dévalent avec les gens en feu et trébuchent et défaillent.
Émouvante, la lourde trappe de la soute à bombes s’ouvre au-dessus, laissant sur les places de la ville des cadavres ratatinés comme bouses de vache dans la prairie
Tout ce que tu as prophétisé est à nouveau accompli. Alors dis-moi,
Qu'est-ce qui t’as fait quitter à nouveau le chaos originel pour revenir sur terre ?

Le Prophète :


Ma colère. Cet homme à nouveau totalement orphelin
en ce temps, et encore entouré par des armées des païens en forme d'hommes -
Aussi, j'aimerais voir à nouveau la chute des villes pécheresses,
le voir et le raconter, et témoigner pour les siècles futurs.


Le poète :

Mais tu en as déjà parlé. Le Seigneur l’a dit à travers tes paroles :
Malheur aux fortifications chargées de butin, aux bastions bâtis sur des cadavres ! Dis-moi, qu’est-ce qui a maintenu en toi depuis tous ces millénaires, ta colère en rage avec de tels célestes et opiniâtres incendies.
Le Prophète :

Dans les temps anciens, le Seigneur a touché mes lèvres impures avec ses charbons ardents (comme Il a également touché le sage d'Isaïe), Il a donc sondé mon cœur ; les braises étaient incandescentes et éclatantes, un ange les tenait avec des pinces. « Voilà », ai-je crié vers le Seigneur, « J’attends, prêt à répandre tes paroles. Celui-là envoyé un jour par le Seigneur, n’a plus ni âge, ni repos pour toujours »;
le feu du ciel brûle ses lèvres à travers les âges. Et combien de temps représente pour le Seigneur un millénaire ? Seul un court instant.


Le Poète :

Tu es très jeune, je t’envie, père ! Comment pourrais-je me permettre
de mesurer ma vie à ton âge terrible ? Déjà, mon temps
me tire vers le bas - comme des fleuves jaillissants usent les galets.

Le Prophète :

Ne crois pas cela. Je connais ta dernière poésie. La colère
te maintient en vie. La colère des prophètes et des poètes est la même,
elles nourrissent et abreuvent le peuple ! Ceux qui veulent survivre
peuvent se nourrir d'elle jusqu'à la naissance du royaume promis par ce jeune élève,
le rabbin qui a accompli la loi et nos paroles.
Viens avec moi annoncer que l'heure est déjà proche,
ce royaume est prêt à naître. Quel pourrait être alors le dessein du Seigneur ?
Maintenant tu peux voir ce qu'est ce royaume.De suite il faut partir,
et rassemblons les gens, fais venir ta femme et prend des bâtons,
car les bâtons font de bons compagnons pour les errants. Regarde, j’aimerais celui, qui tenant fermement un bâton noueux, osera être fort et inégal.
Lager Heidenau,dans la montagne au-dessus de Zagubica,

Radnóti Miklós. 23 août 1944

La Septième églogue.

La Septième églogue.

La Septième églogue


Le soir s’approche des baraquements, regarde comme la barrière atroce de chêne tressée avec du fil de fer barbelé se dissout dans le crépuscule.
Lentement, l’œil abandonne ainsi les bornes même de notre captivité et seul l'esprit, l'esprit seul est conscient de la tension du barbelé.
Même l’imagination ne trouve pas ici d'autre voie vers la liberté.
vois, mon amour, le rêve ce merveilleux libérateur, soulage nos corps brisés. Les prisonniers retournent vers le camp.


Couverts de haillons et ronflant, la tête rasée, les prisonniers s’envolent
des cimes aveugles de Serbie vers leurs pays natals fuyants.
Fugitive patrie ! Oh - Est-il encore un tel endroit ?
Épargné par les bombes ? Comme au jour de notre déportation ?
Et ces hommes qui gémissent à gauche de moi, à droite de moi, rentreront-ils vivants ?
Et y a-t-il encore un seul endroit qui comprendrait mon églogue ?


à l'aveuglette vaguement vers après vers, sans ponctuation,
ici j’écris ce poème dans le noir, comme ma vie,
lentement, comme une chenille processionnaire je trace mon chemin sur le papier ;
tout, depuis les lampes de poche jusqu’aux livres, tout a été saisi par les gardiens du Lager
notre courrier est bloqué et les baraquements sont étouffés par le brouillard.


Rongés d’insectes et de rumeurs ici vivent dans la montagne, Français, Polonais, Italiens bruyants, Serbes dissidents, Juifs rêveurs
ravagés par la fièvre, démembrés, nous vivons une seule et unique vie
guettant les nouvelles, un mot doux d’une femme un peu de décence et de liberté,
et l’on attend la fin, encore plongés dans l'obscurité, rêvant de miracles.


Gisant sur les planches, je suis une bête en captivité au milieu de la vermine
les puces nous attaquent à nouveau mais les mouches se sont retirées
Le soir est venu, vois, ma captivité s’est raccourcie
d’un jour, et ainsi est ma vie. Le camp est endormi. L’éclat de la lune
éclaire le paysage et surligne la clôture de barbelés tendus,
et il dessine par la fenêtre l'ombre qui marche des gardiens armés, projetée sur les murs, comme s’ils espionnaient les bruits naissants de la nuit.


les rêves s’en vont en frémissant, regarde mon amour, le camp s’est endormi
l'homme étrange qui se réveille avec un ronflement se retourne dans son tout petit espace
et déjà se rendort, avec un visage rayonnant. Seul
je me redresse réveillé avec un goût persistant d'un mégot de cigarette dans ma bouche au lieu de ton baiser, et ne vient pas le sommeil qui apaise,
car je ne puis ni vivre, ni mourir sans toi, mon amour, désormais.
Lager Heidenau,dans la montagne au-dessus de Zagubica,

Radnóti Miklós. juillet 1944

Ciel écumeux.

Ciel écumeux

Ciel écumeux

La lune se balance sur un ciel écumeux
Je suis étonné de vivre encore.
Une mort trop zélée recherche ceux qui ont fait leur temps
et ceux qu'elle trouve sont tous très pâles.

Parfois l'année regarde autour d’elle et hurle,
regarde autour d’elle puis s’évanouit.
Quel automne se tapit à nouveau derrière moi
et quel hiver, abattu par la douleur.

La forêt perd son sang et dans le temps qui se déroule
le sang coule à chaque heure.
Tant et tant ont été
griffonné par le vent sur la neige.

J'ai vécu pour voir cela,
l'air est si lourd pour moi.
Un silence empli des murmures de la guerre m’enserre,
comme avant ma naissance.

Je m'arrête là, au pied d'un arbre,
sa cime se balançant avec colère.
Une branche descend sur moi - pour saisir mon cou ?
Je ne suis pas un lâche, je ne suis pas un faible,

Juste fatigué. Je l'écoute. Et la branche apeurée
examine mes cheveux.
Tout oublier serait le mieux, mais je n'ai
jamais rien oublié encore.

l’écume se déverse sur la lune et le poison
dessine une ligne vert sombre à l'horizon.
Moi je me roule une cigarette
lentement, méticuleusement. Je vis.

Radnóti Miklós. 8 juin 1940

lundi 26 septembre 2011

Radnóti Miklós síremléke Budapest, Fiumei úti sírkertben




Glatter Jakab-Radnóti Miklós édesapja


Grosz Ilona-Radnóti Miklós édesanyja


Száz éve született Radnóti Miklós. Relikviák


Gyarmati Fanni levelezőlapja-Radnóti Miklósnak Sződligetre.1944. május 29.


Gyarmati Fanni fényképe kislánykorából


Radnóti Miklós és Gyarmati Fanni-1937


Radnóti Miklós kézirata.A nyolcadik ecloga kézirata 1944 augusztus 23


Radnóti Miklós-kézirata-Levél a hitveshez


Radnóti Miklós-gépirata-második ecloga